Samedi 3 octobre, 19h00
La correspondance révÚle la rupture entre deux amis galeristes lorsque la montée du nazisme entraßne Martin à trahir leur lien.
Ils sont tous deux allemands. Lâun est juif, lâautre non. Leur amitiĂ©, que rien ne semblait pouvoir briser, les conduit Ă sâexpatrier ensemble en Californie pour y fonder une galerie dâart. Mais en 1932, Martin dĂ©cide de rentrer en Allemagne.
Ce retour marque le dĂ©but dâune correspondance qui, peu Ă peu, rĂ©vĂšle une transformation inquiĂ©tante : Max devient le tĂ©moin impuissant dâune contamination morale sournoise. Son ami, autrefois si proche, semble progressivement gagnĂ© par lâidĂ©ologie du IIIá” Reich.
Le sentiment de trahison est immense. La tragédie ne fait que commencer.
DâaprĂšs lâĆuvre de Kressmann Taylor, publiĂ©e en 1938, ce court roman Ă©pistolaire raconte, Ă travers une sĂ©rie de lettres, la rupture progressive entre deux amis et associĂ©s : Max Eisenstein, un juif amĂ©ricain, et Martin Schulse, un Allemand. Tous deux dirigent une galerie dâart Ă San Francisco avant que Martin ne retourne vivre en Allemagne au dĂ©but des annĂ©es 1930.
Au fil des Ă©changes, leur relation chaleureuse se fissure. Martin, influencĂ© par la montĂ©e du nazisme, adopte peu Ă peu des idĂ©es antisĂ©mites et sâĂ©loigne de Max. La correspondance devient alors le théùtre dâune dĂ©gradation morale brutale, rĂ©vĂ©lant comment une idĂ©ologie peut dĂ©truire une amitiĂ©, une vie, un monde.
Avec la Compagnie NIF NAF